Projections économiques pour la Belgique

La Banque nationale de Belgique publie deux fois par an des projections économiques pour la Belgique. Les principaux résultats en sont présentés ici. Une description plus détaillée est disponible dans la Revue économique de juin 2019.

Établies dans le cadre d’un exercice conjoint de l’Eurosystème, les projections sont arrêtées sur la base d’hypothèses techniques et de perspectives internationales définies de commun accord par la BCE et les banques centrales de la zone euro. Elles ne tiennent compte que des mesures formellement décidées – ou dont l’approbation est très vraisemblable – et pour lesquelles les modalités sont connues de manière suffisamment précise au moment de la clôture de l’exercice. L’horizon des projections s’étend jusqu’en t+3 (en l’occurrence jusqu’en 2021) ; la marge d’erreur entourant les projections augmente pour les années les plus éloignées, en raison notamment de l’incertitude accrue concernant les hypothèses, en particulier celles relatives à l’environnement international.

Les projections les plus récentes pour la Belgique, publiées le 7 juin 2019, ont été finalisées le 22 mai 2019. Les résultats correspondants pour la zone euro sont publiés sur la page internet de la BCE prévue à cet effet.

Dans le contexte d’une reprise progressive du commerce mondial, l’activité en Belgique augmenterait à un rythme relativement constant. La normalisation de la croissance des investissements et le léger repli de la contribution des exportations nettes à la croissance devraient par ailleurs être compensées par une augmentation de la consommation des ménages (en raison de la hausse du pouvoir d’achat). Globalement, la croissance annuelle devrait s’établir à 1,2 %, ou juste en deçà de ce niveau, sur l’ensemble de la période de projection. En tenant compte de l’année 2019, un peu plus de 120 000 emplois supplémentaires seraient créés (en termes cumulés) au cours de la période de projection. Le taux de chômage demeurerait toutefois relativement stable, à 5,7 %. L’inflation, mesurée à l’aide de l’indice IPCH s’établirait quant à elle à quelque 1,5 % en 2019, soit un niveau nettement inférieur à celui de l’année précédente, ce qui résulte principalement de l’évolution des prix énergétiques. Par la suite, l’inflation devrait dans l’ensemble se maintenir au niveau actuel jusqu’en 2021. Le déficit public est quant à lui estimé à 1,3 % du PIB en 2019, mais il atteindrait 2,1 % du PIB à la fin de la période de projection.

 

Projections pour la Belgique : résumé des principaux résultats
 

2017

2018

2019e

2020e

2021e

PIB en volume
(pourcentages de variation)

1,7

1,4

1,2

1,1

1,2

Emploi intérieur
(variation annuelle moyenne, en personnes)

64 500

61 700

60 800

33 700

26 900

Taux de chômage
(pourcentages de la population active)¹

7,1

6,0

5,7

5,7

5,7

Inflation
(IPCH – pourcentages de variation)

2,2

2,3

1,5

1,6

1,5

Solde de financement des administrations publiques
(pourcentages du PIB)

-0,8

-0,7

-1,3

-1,7

-2,1

Dette publique
(pourcentages du PIB)

103,4

102,0

101,4

101,3

101,2

Source : BNB.
1 Personnes âgées de 15 à 64 ans, données brutes.

Date de finalisation : 22 mai 2019. Prochaine publication : décembre 2019.