Mise à jour trimestrielle du 2 mars 2018

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Executive summary

Au quatrième trimestre de 2017, l’expansion des crédits octroyés aux sociétés non financières par les banques résidentes a continué en Belgique. À la fin de décembre, le taux de croissance sur une base annuelle de ces crédits s’établissait à 6,3 %, contre 5,7 % en septembre. Cette accélération est à mettre au compte des crédits à court terme (moins d’un an), dont le taux de variation est ressorti à 8,0 % à la fin de décembre, contre 2,9 % à la fin du trimestre précédent. Celui des crédits à moyen terme (entre un et cinq ans) est demeuré élevé, à 8,2 %, même s’il s’est quelque peu replié par rapport à septembre, lorsqu’il atteignait 8,9 %. Enfin, le taux de croissance des crédits à long terme (plus de cinq ans) s’est inscrit en légère baisse, revenant à 5,2 % au quatrième trimestre de 2017, contre 6,1 % le trimestre précédent.

De manière générale, la croissance des crédits a été stimulée par le bas niveau des taux d’intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires. Les tarifs des nouveaux crédits ont diminué au quatrième trimestre de 2017, quelle que soit leur maturité, demeurant proches de leur minimum historique. Les taux des crédits à court terme, qui suivent habituellement la même tendance que les taux du marché monétaire, ont décliné, de 6 points de base en ce qui concerne les prêts inférieurs à un million d’euros, retombant à 1,61 %, et de 3 points de base pour ce qui est des prêts supérieurs à cette somme, s’établissant à 1,36 %. Les taux à moyen terme (entre un et cinq ans) ont perdu 18 points de base entre la fin de septembre et la fin de décembre 2017, pour se situer à 1,29 %. Enfin, la moyenne des taux d’intérêt à long terme (plus de cinq ans) a également reculé, pour ressortir à 1,81 % (-2 points de base).

Les critères d’octroi de crédits appliqués par les banques n’ont guère varié au quatrième trimestre de 2017. Selon les informations fournies par les quatre grandes banques belges interrogées dans le cadre de l’enquête de l’Eurosystème sur la distribution du crédit bancaire, la pression concurrentielle qui s’exerce entre les établissements de crédit aurait toutefois pesé dans le sens d’un assouplissement des conditions de crédit. Par ailleurs, les banques ont fait état d’un nouvel accroissement de la demande de crédits par rapport au trimestre précédent, qu’elle émane des grandes firmes ou des PME. Celui-ci tiendrait à plusieurs facteurs, et en particulier à la gestion des stocks et du fonds de roulement, ainsi qu’à l’avivement des besoins de financement liés aux investissements, aux activités de fusion et d’acquisition et à la restructuration des dettes. Pour le premier trimestre de 2018, les banques belges s’attendent à un maintien de leurs critères d’octroi de crédits et tablent sur une stabilisation de la demande de prêts des entreprises. Du point de vue des sociétés non financières, les conditions globales de crédit sont toujours considérées comme favorables.

Dans l’ensemble de la zone euro, l’octroi de crédits aux entreprises a augmenté au quatrième trimestre de 2017, passant à 2,9 %, contre 2,4 % le trimestre précédent. S’agissant de l'évolution des crédits, une certaine hétérogénéité est toujours de mise entre les États membres. Par ailleurs, les banques de l’union monétaire ont fait mention d’une quasi-stabilisation de leurs critères d'octroi de crédits aux entreprises durant cette période, ainsi que d’un raffermissement de la demande. Elles prévoient un relâchement de leurs critères d’octroi et une nouvelle hausse de la demande au premier trimestre de 2018.

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