Mise à jour trimestrielle du 1er décembre 2017

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Executive summary

Au troisième trimestre de 2017, l’expansion des crédits octroyés aux sociétés non financières par les banques résidentes s’est légèrement ralentie en Belgique. À la fin de septembre, le taux de croissance sur une base annuelle de ces crédits s’établissait à 5,7 %, contre 5,8 % en juin. Ce ralentissement s’est manifesté dans toutes les catégories de crédits. Le taux de variation des crédits à court terme (moins d’un an) est ressorti à 3,0 % à la fin de septembre, contre 3,2 % à la fin du trimestre précédent. Celui des crédits à moyen terme (entre un et cinq ans) est demeuré élevé, atteignant 9,0 %, contre 9,3 % en juin. Enfin, le taux de croissance des crédits à long terme (plus de cinq ans) est resté soutenu, même s’il s’est lui aussi inscrit en baisse modérée, revenant à 6,1 % au troisième trimestre de 2017, contre 6,2 % le trimestre précédent.

De manière générale, la croissance des crédits a été encouragée par le bas niveau des taux d’intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires. Les tarifs des nouveaux crédits à long et à moyen termes ont quelque peu renchéri au troisième trimestre de 2017, tandis que les taux d’intérêt à court terme sont demeurés quasiment inchangés et proches de leur minimum historique. Ces taux, qui suivent habituellement la même tendance que les taux du marché monétaire, se sont tassés de 1 point de base, à 1,67 % en ce qui concerne les prêts inférieurs à un million d’euros et à 1,39 % pour ce qui est des prêts supérieurs à cette somme. Les taux à moyen terme (entre un et cinq ans) se sont relevés de 6 points de base entre la fin de juin et la fin de septembre 2017, pour grimper à 1,47 %. Enfin, la moyenne des taux d’intérêt à long terme (plus de cinq ans) a également augmenté, pour atteindre 1,83 % (+3 points de base).

Les critères d’octroi de crédits appliqués par les banques n’ont guère varié au troisième trimestre de 2017. Selon les informations fournies par les quatre grandes banques belges interrogées dans le cadre de l’enquête de l’Eurosystème sur la distribution du crédit bancaire, la pression concurrentielle entre les établissements de crédit aurait toutefois pesé dans le sens d’un assouplissement des conditions de crédit. Par ailleurs, les banques ont fait état d’un nouvel accroissement de la demande de crédits par rapport au trimestre précédent, essentiellement en provenance des PME. Ce dernier tiendrait à plusieurs facteurs, et en particulier au bas niveau des taux d’intérêt, ainsi qu’à l’avivement des besoins de financement liés aux investissements, aux activités de fusion et d’acquisition et à la restructuration des dettes. Pour le dernier trimestre de 2017, les banques belges s’attendent à un modeste durcissement de leurs critères d’octroi de crédits et tablent sur un redressement de la demande de prêts par les entreprises, tant par les grandes firmes que par les PME. Du point de vue des sociétés non financières, les conditions globales de crédit sont toujours considérées comme favorables.

Dans l’ensemble de la zone euro, l’octroi de crédits aux entreprises a rebondi au troisième trimestre de 2017, passant à 2,5 %, contre 2,0 % le trimestre précédent. S’agissant de l'évolution des crédits, une certaine hétérogénéité est toujours de mise entre les États membres. Par ailleurs, les banques de l’union monétaire ont fait mention d’un léger relâchement de leurs critères d'octroi de crédits aux entreprises durant cette période, ainsi que d’un raffermissement de la demande. Elles prévoient que ces tendances vont se poursuivre au quatrième trimestre de 2017.

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