Mise à jour trimestrielle du 10 septembre 2021

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Executive summary

À la fin du deuxième trimestre de 2021, l’octroi de crédits aux sociétés non financières par les banques résidentes a repris vigueur sur une base annuelle en Belgique, le taux de croissance de celui-ci s’établissant à 0,4 % à la fin de juin, contre -0,3 % à la fin de mars. Cette situation résulte d’une augmentation de l’octroi de crédits à moyen et à long termes, tandis que les entreprises ont continué de rembourser des crédits à court terme. Le taux de croissance de ces crédits sur l’ensemble des douze mois précédents est resté négatif, fût-ce dans une moindre mesure qu’au trimestre précédent, tandis que l’octroi de prêts à moyen et à long termes est demeuré positif à la fin du deuxième trimestre de l’année. Le taux de variation des prêts à court terme (moins d’un an) est ressorti à -8,1 % à la fin de juin (contre -11,0 % le trimestre précédent), tandis que celui des crédits à moyen terme (entre un et cinq ans) s’est fixé à 5,9 % (contre 6,7 % à la fin de mars 2021). Enfin, le taux de croissance des crédits à long terme (plus de cinq ans) a pointé à 2,7 %, contre 2,8 % le trimestre précédent. Au cours du deuxième trimestre de l’année, l’octroi net de crédits a été quasiment nul, les flux se chiffrant à -0,1 milliard d’euros entre avril et juin en prenant en compte les effets saisonniers.

Afin d’alléger la pression pesant sur la situation financière de certaines entreprises particulièrement exposées à la crise du COVID-19, le ministre des Finances et le secteur financier avaient passé, en mars 2020, un accord visant à apporter un soutien financier aux entreprises sous la forme d’un report de paiement des crédits, prévu initialement pour une durée maximale de six mois mais étendu à neuf mois dans un second temps, portant uniquement sur le capital. Cette mesure a été prolongée jusqu’au 30 juin 2021 pour les emprunteurs qui subissaient encore les conséquences de la crise. Cette facilité, à laquelle recouraient principalement des PME, s’est donc éteinte à la fin de juin ; les banques continuent toutefois de proposer des formules similaires sur une base discrétionnaire. Par ailleurs, le régime de garanties d’État offertes sur les prêts bancaires aux entreprises, étendu jusqu’au 31 décembre 2021, destiné à rencontrer plus spécifiquement les besoins des PME, couvrait, ancienne et nouvelle moutures confondues, 1,0 milliard d’euros de crédits à la fin de juin.

Les taux d’intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires sont demeurés bas. Au deuxième trimestre de 2021, les tarifs sur les nouveaux crédits aux entreprises ont toutefois légèrement renchéri, à l’exception du taux à court terme sur les petits montants. Ainsi, le taux sur les crédits à court terme inférieurs à un million d’euros, qui suit habituellement la même tendance que les taux du marché monétaire, s’est établi à 1,56 % (-3 points de base par rapport au trimestre précédent). Le tarif des prêts à court terme supérieurs à un million d’euros a augmenté à 1,41 % (+2 points de base). Les taux à moyen terme (entre un et cinq ans) ont gagné 8 points de base, pour se situer à 1,68 %. Enfin, la moyenne des taux d’intérêt à long terme (plus de cinq ans) est passée à 1,43 % (+5 points de base).

Selon les informations fournies par les quatre grandes banques belges interrogées dans le cadre de l’enquête de l’Eurosystème sur la distribution du crédit bancaire, les critères d’octroi de crédits aux entreprises ont été légèrement durcis au deuxième trimestre de 2021, essentiellement pour les PME, les établissements de crédit ayant rapporté une évolution défavorable sur le plan de la tolérance au risque. Par ailleurs, les banques ont fait état d’une augmentation de la demande de crédits par les PME comparativement au premier trimestre, impulsée par la reprise des investissements. Pour le troisième trimestre de 2021, les banques belges anticipent un léger resserrement de leurs critères d’octroi de crédits et tablent sur un accroissement modéré de la demande de prêts des entreprises. Du point de vue des sociétés non financières, les conditions globales de crédit se sont dans l’ensemble améliorées par rapport au trimestre précédent.

Dans la zone euro, l’octroi de crédits aux entreprises s’est infléchi au deuxième trimestre de 2021, en raison du même effet de base que celui constaté en Belgique au trimestre précédent (remboursement des crédits octroyés au début de la crise sanitaire). Il s’est fixé à 1,9 % en juin, contre 5,4 % en mars.

Des taux de croissance positifs ont toutefois été enregistrés dans la majorité des États membres. Par ailleurs, les banques des pays de l’Eurosystème ont fait mention d’un maintien de leurs critères d'octroi de crédits aux entreprises durant cette période, ainsi que d’une augmentation de la demande, induite par le bas niveau des taux d’intérêt et par des besoins de financement accrus pour les investissements. Elles prévoient un resserrement modéré de leurs critères d’octroi et un nouvel accroissement de la demande au troisième trimestre de 2021.

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