Mise à jour trimestrielle du 7 septembre 2018

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Executive summary

Au deuxième trimestre de 2018, l’expansion des crédits octroyés aux sociétés non financières par les banques résidentes s’est poursuivie en Belgique. À la fin de juin, le taux de croissance sur une base annuelle de ces crédits s’établissait à 8,4 %, contre 6,3 % en mars 2018. Cette accélération est attribuable à toutes les catégories de crédits: le taux de variation de ceux à long terme (plus de cinq ans) est ressorti à 8,0 % à la fin de juin, contre 6,0 % à la fin du trimestre précédent, tandis que celui des crédits à moyen terme (entre un et cinq ans) a affiché 10,7 % (contre 7,9 % en mars). Enfin, le taux de croissance des crédits à court terme (moins d’un an) s’est inscrit dans la même tendance, atteignant 7,9 % au deuxième trimestre de 2018, contre 6,0 % le trimestre précédent.

De manière générale, la croissance des crédits a été stimulée par le bas niveau des taux d’intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires. Au deuxième trimestre de 2018, les tarifs sur les nouveaux crédits aux entreprises sont restés proches de leur minimum historique. Les taux des crédits à court terme, qui suivent habituellement la même tendance que les taux du marché monétaire, se sont établis, pour ce qui est des prêts inférieurs à un million d’euros, à 1,62 % (+1 point de base par rapport au trimestre précédent). Ils ont par contre perdu 6 points de base en ce qui concerne les prêts supérieurs à cette somme, se fixant à 1,33 %. Les taux à moyen terme (entre un et cinq ans) ont repris 2 points de base entre la fin de mars et la fin de juin 2018, pour se situer à 1,37 %. Enfin, la moyenne des taux d’intérêt à long terme (plus de cinq ans) a diminué, pour revenir à 1,77 % ( 7 points de base).

Les critères d’octroi de crédits appliqués par les banques n’ont pas varié au deuxième trimestre de 2018. Selon les informations fournies par les quatre grandes banques belges interrogées dans le cadre de l’enquête de l’Eurosystème sur la distribution du crédit bancaire, la pression concurrentielle qui s’exerce entre les établissements de crédit aurait toutefois continué de peser dans le sens d’un assouplissement des conditions de crédit. Par ailleurs, les banques ont fait état d’un nouvel accroissement de la demande de crédits par rapport au trimestre précédent, qu’elle émane des grandes firmes ou des PME. Celui-ci tiendrait à plusieurs facteurs, et en particulier au niveau des taux d’intérêt ainsi qu’à l’avivement des besoins de financement liés aux activités de fusion et acquisition et de restructuration de dettes. Pour le troisième trimestre de 2018, les banques belges anticipent un léger durcissement de leurs critères d’octroi de crédits et tablent sur une augmentation de la demande de prêts des entreprises. Du point de vue des sociétés non financières, les conditions globales de crédit sont toujours considérées comme relativement favorables.

Dans l’ensemble de la zone euro, l’octroi de crédits aux entreprises a progressé au deuxième trimestre de 2018, passant à 4,1 %, contre 3,2 % le trimestre précédent. Des taux de croissance positifs ont été enregistrés dans tous les États membres, à l’exception de la Grèce. Par ailleurs, les banques de l’union monétaire ont fait mention d’un léger assouplissement de leurs critères d'octroi de crédits aux entreprises durant cette période, ainsi que d’un raffermissement de la demande. Elles prévoient un modeste relâchement de leurs critères d’octroi et une nouvelle hausse de la demande au troisième trimestre de 2018.

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